Retour de la Tomb Raider

Eyoh ! les jeunes. Il y a quelques jours sortait le tout nouveau reboot de notre cher Indiana Jones jeu videoludesque (et au féminin , oui je parle bien de Lara Croft et de Tomb Raider. Comme pour tout reboot on est en droit de se poser la question : est-ce bien utile? quoi de neuf? Respecte-t-il toujours l’esprit de l’original? Et oui, si comme moi vous avez joué il y a quinze ans au premier Tomb Raider, vous êtes en droit de douter.

Alors réponse avant développement : c’est un succès de la part de Crystal Dynamics, qui avait déjà reboot la série avec Legend en 2006. Mais cette fois-ci on lâche un peu la réflexion et on rajoute de l’action. Entre un FPS et un Uncharted, le nouveau Tomb Raider sait conserver ses origines mais a bien changé.

News Flash : Lara Croft fut une gentille fifille (très intelligente) quand elle était jeune. Et oui, ce jeu marque la transition de gentille Lara à Lara Croft Badass. On commence avec Lara et l’équipage du navire Endurance alors qu’ils recherchaient l’île de l’ancienne reine Himiko, ils vont la trouver mais surtout vont s’échouer sur celle-ci. Et lorsque l’on échoue sur une île, elle n’est pas souvent paradisiaque (Farcry en est la preuve). La populace de l’île étant constituée des naufragés des dernières dizaines d’années qui se sont regroupés en forme de culte de psychopathes sanguinaires qui ne sont pas là pour vous faire faire la visite.

Lara va se retrouver seule face au monde et nous montrer que Nathan Drake n’est qu’un petit joueur. Si le scénario a ses défauts (personnages secondaires vides et inintéressants,  fil rouge cliché au possible), il sait frapper là où il faut et dans cette aventure ce qui va vraiment passionner c’est l’évolution de Lara, toute la misère du monde et tous les pires trucs que ce genre d’environnement peux infliger à une personne vont lui tomber dessus. Mais la demoiselle guerrière ne va jamais poser le genoux a terre. Même blessée au point de ne plus pouvoir lever les bras, elle va continuer à avancer et survivre. Et si Crystal Dynamics s’est lancé dans un concours avec Transformers pour faire le plus d’explosion à la minute, ils ont dû gagner un prix tellement tout explose de partout.

Le jeu est magnifique, les environnement très réussis et vivants. Pourtant, un bémol dans cet aspect graphique qui reste vraiment beau sur les consoles : les personnages font tâches. Certains de leurs mouvements sont robotiques et le design n’est pas magnifique (à part Lara qui est vraiment réussie). On notera aussi la queue de cheval de Lara qui subit le vent, la pluie… et bougera un peu n’importe comme dans certains cas et ne sera jamais mouillée. Mais les personnages de l’histoire étant rarement vu hors des cinématique, on pardonnera leur aspect un peu pauvre, après tout c’est l’île le véritable personnage principal. ( non c’est Lara, bref…)

Gameplay Style : on a un TPS à la Uncharted mais dix fois plus réactif et fluide. Lara porte quatre armes différentes (arcs… oui 2013 est comme 2012 l’année de l’arc, un pistolet, un fusil-mitrailleur, et un pompe) et peut changer entre celles-ci à la vitesse de la lumière, passer en mode visée première personne et esquiver tout en restant en FPS. Elle est aussi très intelligente : elle sait se cacher toute seule derrière les couverts et même rester accroupis lorsqu’il y a des ennemis dans le coin pour passer en furtif (ce qui est sans nul doute le meilleur point du gameplay et le plus réussi). Elle fait des roulades/esquives sur le côté et sait enchaîner esquive avec contre-attaque (au corps à corps ou avec l’arme équipée). En effet un système de visée auto va s’activer après une esquive réussie pour pouvoir enchaîner celle-ci immédiatement. Sur le point de vue plateforme et environnement, que du bon, les zones sont larges et complètement libres d’accès. Ici, pas de chemins prédéterminés, Lara saute, se raccroche, escalade, plonge, et utilise les tyroliennes pour offrir une liberté jouissive dans l’exploration et le combat. On notera tout de même que les attaques en mêlée sont complètement inutiles et pas du tout précises car Lara fait d’amples mouvements assez ingérables.

Skills et Armement. simple comme bonjour. Lara possède une barre d’expérience pour débloquer les quelques vingts compétences (comme détecter le gibier, courir plus vite, trouver plus de ressources, recharger plus vite et obtenir les exécutions au corps à corps. Elle gagne de l’expérience en tuant ses ennemis, en chassant les animaux, en trouvant des trésor, avec le GPS et en effectuant des défis. Bref en jouant. Mais elle possède aussi une sorte de monnaie en matériaux de recup qui sera utilisait lors des passages au feu de camps pour acheter des améliorations aux armes. Chaque arme possédant 3 niveaux d’évolutions marqués par des pièces d’arme récupérables dans des emplacements secrets tout au long du jeu (chaque niveau d’évolution donnant accès a de nouvelles améliorations). L’évolution de notre héroïne est ainsi fréquent et assez facile à gérer, même si le menu du feu de camps ne l’est pas.

Niveau temps de jeu: Tomb Raider est assez court comptez 14h a 100% en difficulté maximale. Je lui passe la courte durée du scénario, celui-ci allant à 100 à l’heure et étant vraiment prenant. Pourtant les objectifs bonus sont vraiment peu nombreux et trop simple d’acquisition qu’il n’est vraiment pas difficile de terminer le jeu avec 70+% de complétion voir même 90%. La rejouabilité n’est pas là non plus (car même s’il peux être fun a refaire, il n’y a aucun challenge à le faire). On notera aussi le manque d’une difficulté digne de soi ( le mode le plus difficile ne tenant même pas la comparaison avec ceux d’Uncharted) même si on peut attribuer ce manque à la prise en main presque parfaite du soft et des prouesses de combat que Lara nous offre. Point de lumière à ce paragraphe bien noir: les tombes. Au nombre de 8 dans le jeu (encore une fois un peu faible comme nombre), les tombes sont les clins d’oeil aux anciens Tomb Raider sont des petits puzzles (encore une fois la difficulté n’est pas présente) qui nous ramène à la Lara chercheuse de trésors et surtout au jeu de plate-forme et d’énigmes.

Dernier point sur le solo: les gadgets et l’évolution des compétences de Lara. Lara commence l’aventure avec rien … non avec une torche. Elle va ensuite récupérer tout au long de l’aventure des gadgets: piolet, allume-feu, corde… et j’en passe. Notre petite MacGyver en herbe va faire évoluer son arsenal tout au long de l’aventure et certains guimique du début vont disparaître lorsque sa toute dernière acquisition va le remplacer.  On va ainsi avoir accès à de nouveaux lieu de l’environnement et simplifier la vie de Lara, que ça soit pour se déplacer ou allumer le feu par exemple.

Je finirais ce test avec un petit mot sur le multijoueur. Si Eidos Montreal nous a habitué à de bons jeux, on n’a pas ici ce que j’appellerais un bon multijoueur. En effet , celui-ci fut développé par le studio canadien et ne comble pas les attentes. On a accès à des modes de jeu des plus classiques et une perte de gameplay affolante par rapport au mode solo. Ici plus de couverture, les armes ont perdu en précision, ont un spread énorme et ne sont presque pas améliorable. Mais si il n’y avait que cela: les serveurs lag, les parties ne font s’affronter que 10 joueurs maximum dans des environnement très étroit. Bref une très grosse déception qui me fait insister que le multiplayer n’est vraiment pas un point à prendre en compte lorsque vous allez penser à acheter le jeu.

Bon j’avais dit avoir fini mais j’ai une dernière précision. Lors de la nuit au Max, j’avais eu l’occasion de tester les premières heures du jeu et j’avais était choqué par le nombre énorme de QTE lors de la première heure. Ne vous inquiétez pas ce sont les seules (ou presque) que vous trouverez dans le jeu. (en dehors de celle que vous déclenchez vous-même en combat) Le fait de concentrer autant de QTE durant les 30 premières minutes alors que vous ne pouvez rien faire d’autre que suivre la musique n’est peut-être pas la meilleure idée pour convaincre les joueurs. Donc ne vous inquiétez pas ce jeu est génial et ne se limite pas à une succession de QTE.

Sur ce, je vous laisse chers lecteurs du blog. Je remercie de la part de toute l’équipe Square Enix pour nous avoir envoyé le jeu (même si je l’ai reçu après l’avoir terminé) et je terminerais par cette petite conclusion: Tomb Raider est un jeu excellent qui possèdent nombres défauts qui sont éclipsés sans grand mal par le reste. Et vivement une suite et/ou un film qui tienne la route ce coup-ci.

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